FAQ candidater au DUT Journalisme

Suite à l’annulation des Journées Portes Ouvertes, nous vous proposons une Foire Aux Questions autour des principales interrogations des candidat.e.s, ainsi qu’une présentation du département par Julie et Nathanaël.

Comment se passent les 2 années à l’IUT de journalisme ?

L’organisation des enseignements se conforme à la fois au programme national pédagogique (pdf) et au référentiel de la Commission paritaire nationale des écoles de journalisme (CPNEJ).

Les enseignements se réalisent en mode “projet”, les emplois du temps s’organisent donc chaque semaine de manière différente et alternent des enseignements théoriques et pratiques.  Nous accordons uns grande importance à l’alternance entre cours théoriques en sciences humaines et sociales et cours pratiques, le département n’est donc pas une école où l’on ne fait que de la pratique. Par ailleurs, les étudiant·e·s passent beaucoup de temps à l’IUT, le nombre d’heures de cours est élevé et il leur est demandé une forte implication puisque les travaux de groupe sont nombreux et qu’ils les amènent à travailler largement en dehors des heures habituelles d’enseignement (déplacement le week-end, matinales radio à partir de 4h, nocturne en TV jusqu’à minuit…).

Comment s’opère la sélection des dossiers sur ParcourSup ?

L’équipe pédagogique reçoit en moyenne 1 000 dossiers. Elle lit l’ensemble des dossiers et en sélectionne pour un entretien, entre 130 et 150. Les critères de sélection portent sur :

  • le parcours scolaire,
  • la présentation du projet professionnel (le·la candidat·e précise le type de journalisme qui l’intéresse, à la fois le support, la spécialisation, et le type de journaliste que le·la candidat·e souhaite devenir)
  • les expériences pré-professionnelles (stages, participation au journal du lycée, à la radio du lycée, en radio associative, entretiens avec des journalistes ou correspondant·e·s de presse, création de blog, animation de sites, de chaîne youtube, photographie…).

Les attentes de l’équipe vis-à-vis de la présentation d’un projet professionnel ne sont évidemment pas celles attendues d’un·e étudiant·e·s déjà formé·e au journalisme. Cette présentation ne relève pas non plus d’un engagement de la part du ou de la le candidat·e. L’objectif de l’équipe est de s’assurer que le·la candidat·e ait pris soin de s’informer sur le métier de journaliste (ses enjeux, les conditions de travail) et réfléchit à ses attentes professionnelles. C’est également dans cette perspective que l’équipe demande des précisions sur les expériences pré-professionnelles du ou de la candidat·es.

Les demandes de l’équipe pédagogique sont élevées pour des étudiant·e·s majoritairement issu·e·s du lycée. Nous en sommes conscient·e·s. C’est un moyen pour elle de ne pas recruter seulement à partir des notes au lycée. Elle souhaite respecter la raison d’être des DUT : accueillir des étudiant·e·s de tous horizons, issu·e·s du baccalauréat. Ce dossier permet d’accorder du poids au dossier scolaire, mais également aux expériences et aux parcours des candidat·e·s, favorisant ainsi une certaine mixité au sein des promotions.

 

La première étape du processus de recrutement sur dossier s’appuie donc sur l’évaluation de tous les points suivants :

  • le parcours scolaire,
  • les expériences pré-professionnelles (entretiens menés avec des journalistes, des correspondant·e·s, stages dans des médias, participation au journal du lycée, animation d’un blog, etc.),
  • ce que le·la candidat·e en retire comme connaissance et réflexion sur le secteur journalistique,
  • le projet professionnel (informations et attentes),
  • la connaissance du DUT (des cours, du fonctionnement, des stages) et de sa place dans le projet professionnel du candidat·e·s,
  • les expériences citoyennes, sportives, etc.,
  • la façon dont le dossier est rempli (et complété par des éléments que les candidat·e·s peuvent déposer sur Pcloud).
Qu’est-ce qu’une « école reconnue » en journalisme ?

14 écoles en France, dont l’IUT de Lannion, possèdent des cursus reconnus par la profession, représentée par la CPNEJ. Cela offre aux étudiant·e·s :

  • une garantie de la qualité du cursus,
  • l’accès aux concours réservés aux formations reconnues et constituant parfois la seule voie d’intégration à des médias (notamment TV, radios…)
  • une période de journaliste stagiaire réduite de deux à un an lors de la première demande de la carte de journaliste professionnel.

Cela veut dire également que l’école est intégrée à la CEJ (conférence des écoles de journalisme) qui réunit les responsables des 14 écoles. Vous trouverez les informations et les explications sur le site de la CEJ.

Quels sont les projets menés ?

Selon les années, l’équipe pédagogique réalise des projets différents, en sport, en politique.

Par exemple, les étudiant.e.s couvrent tout un week-end le trail du Menestrail, en direct, ils/elles se rendent en Normandie pour couvrir le Prix Bayeux de Correspondants de guerre (http://memoiresdeguerre.infocomlannion.fr/)

La promo peut également réaliser un webdocumentaire (letregorsousperfusion.fr sur la santé dans le Trégor)

Le département participe également au Festival des Libertés Numériques.

Que fait-on lors des semaines de TV et de radio ?

Des semaines banalisées entièrement consacrées à la pratique télévisuelle et radiophonique. Les enseignements en télévision sont articulés autour d’étapes d’apprentissage : connaissance de la télévision, écriture de scripts broadcast, captation, techniques de montage et de récit en images, travail de synopsis de reportage comportant pré-enquête, séquencier et présentation du pitch, rédaction multi supports délinéarisée, réalisation technique des journaux télévisés, édition des journaux, prosodie, présentation du journal ou de chronique, gestion du prompteur, réalisation de travaux face caméra en direct ou enregistrés illustrés et habillés, introduction à l’infographie en télévision, tournage en journalisme mobile (MoJo), introduction aux techniques immersives, stratégies et parcours professionnels.

Les enseignements en radio permettent d’acquérir la maîtrise des outils d’enregistrement, de montage et de mixage. Les étudiants apprennent les techniques de reportage. Ils travaillent leur écriture ainsi que leur voix. L’accent est d’abord mis sur des sujets courts avec ambiances, des sujets enrobés et des reportages complets. Les enseignants prennent le temps de de correction et d’un accompagnement individualisé. Des exercices d’écriture de journaux, flash, bulletins complets et tranches d’informations sont réalisés en seconde année.

Comment se passent les spécialisations et les “ateliers” ?

Tout au long du cursus, les étudiant·e·s peuvent choisir des options (par les choix des sujets lors des semaines de pratique, de ceux retenus pour les conférences et les projets professionnels, par la participation à certains projets, mais également par les activités parallèles, radio du département, site Internet étudiant·e…)

En deuxième année, les étudiant·e·s choisissent des spécialités (télévision, radio, print, Web, en sachant que toutes les options sont bi-médias et utilisent le Web et les réseaux sociaux) lors des 4 semaines d’ateliers.

Les ateliers sont un temps fort de la deuxième année, les étudiant·e·s, travaillent à la production d’un JT de 14 minutes (TV), de deux  émissions de 30 minutes (radio) par semaine, d’un magazine et d’un site Internet qui sont diffusés sur des médias partenaires. Les étudiant·e·s sont encadré·e·s par des journalistes locaux et nationaux (par exemple Tébéo, TF1, France TV et TVRennes ; RTL Belgique, RKB ; Ouest-France, etc.)

Pour les exemples de l’édition 2020, voici quelques liens :

Que dois-je mettre dans le dossier ?

L’important lorsque vous rédigez vos dossiers est d’en faciliter la lecture par la qualité de la mise en forme, de montrer vos réalisations (vous pouvez joindre du son, de la vidéo, des articles en les déposant sur Pcloud) et de démontrer votre connaissance du secteur (compte-rendu de stage, compte-rendu des entretiens menés, à déposer également, avec tout document, attestation, etc., sur Pcloud). La forme d’un dossier doit être soignée et mise au service d’un fond structuré, documenté et avéré (exemple des justificatifs de stage ou d’interviews de journalistes).

Comment se passent les entretiens de recrutement ?

La seconde phase de recrutement commence par la réalisation d’un test écrit suivi d’un entretien. Le test écrit consiste à répondre à une question de réflexion liée aux enjeux actuels du journalisme et débattus dans l’espace médiatique. Le·la candidat·e dispose de 30 minutes pour sa composition. Une fois composé, il est remis aux deux membres du jury. Ceux-ci s’en serviront pour évaluer les capacités rédactionnelles du ou de la candidat·e. Il sera donc pris en compte dans l’évaluation finale.

Voici deux exemples parmi les différents sujets proposés l’an passé :

  1. Le 9 avril, les autorités ont lancé une opération d’évacuation de la Zad Notre-Dame des Landes. Pour « ne pas gêner les manoeuvres des gendarmes », elles ont demandé aux journalistes de se tenir à l’écart et leur ont proposé de leur fournir vidéos et photos. Les médias doivent-ils accepter de diffuser ou publier des documents fournis par une source officielle ?
  2. Une proposition de loi « relative à la lutte contre les fausses informations », dite loi anti fake news, a été élaborée par le ministère de la Culture. Selon vous, le législateur doit-il intervenir pour réguler le fonctionnement des médias ou cela représente-t-il une atteinte à la liberté de la presse ?

Les entretiens de recrutement sont menés en binôme, avec un·e journaliste et un·e enseignante de l’équipe pédagogique. L’entretien dure une vingtaine de minutes et vise à mieux comprendre votre projet professionnel, votre niveau de connaissance du secteur journalistique, de ses conditions de travail et de ses enjeux. Il se déroule sous la forme d’une discussion documentée et argumentée.

Quelle est la politique des stages ?

Ce sont les étudiant·e·s qui trouvent leur lieu de stage en concertation avec leur tuteur·rice. Toutefois, pour les aider dans leur recherche, tous disposent de plusieurs outils : des “annuaires” internes constitués à partir de lieux de stage d’ancien·es étudiant·es, des annuaires professionnels et le site Facebook des ancien·nes étudiant·e·s qui regroupent 1 000 personnes. Par ailleurs, la responsable des stages en journalisme diffuse auprès des étudiant·e·s toutes les offres de stages qui lui sont adressée par les médias.

 

On distingue quatre types de stage :

  • les stages obligatoires intégrés dans la maquette et aboutissant à la réalisation d’un rapport de stage en première année, d’un rapport de stage et d’une soutenance en seconde année. Il est d’une durée de 4 semaines en première année (obligatoirement en presse locale) et de 8 semaines en seconde année dans un média en lien avec la spécialisation de l’étudiant·e (presse, web, télévision ou radio),
  • le stage conseillée (de 15 jours maximum). Il permet  de découvrir  un secteur qui  intéresse l’étudiant·e et  peut permettre une prise  de contact avec une rédaction en vue de collaborations ultérieures,
  • le  stage  probatoire  consiste à suivre une période de formation avant le stage rémunéré d’été. Le stage probatoire est exigé par certaines entreprises en vue du stage rémunéré d’été et s’apparente à une période de formation et d’essai,
  • le stage de remplacement d’été en presse quotidienne régionale rémunéré à hauteur d’environ 1 200 euros bruts. Il s’inscrit dans le cadre d’un accord entre les éditeurs de presse locale et les formations en journalisme reconnues.

 

Tous les stages s’effectuent en dehors des périodes de cours et donnent lieu à la signature d’une convention. Les lieux de stage doivent compter au moins 3 salarié·e·s afin de permettre un accompagnement du ou de la stagiaire dans l’acquisition de nouvelles compétences.

A quoi servent les tuteurs des étudiant.e.s ?

Les tuteur·rices accompagnent les étudiant·e·s dans leurs études (faire le point sur les résultats, aider dans les méthodes de travail universitaire, etc), la définition de leur projet professionnel (comprendre les métiers du journalisme, les parcours d’intégration, etc.), leur recherche de stage et la réalisation des rapports de stage de première et seconde année. Les étudiant·e·s bénéficient également de parrainage/marrainage avec les étudiant·e·s des promotions précédentes.

Quelles sont les débouchés ?

Le DUT journalisme est une formation courte et a une vocation professionnalisante. La grande majorité des étudiant·e·s inscrit·e·s en DUT poursuivent en licence professionnelle de journalisme.

A l’issue de la formation, les étudiant·e·s intègrent le marché du travail. Deux ans après la diplomation, 80 % sont journalistes. Les ancien·ne·s étudiant·e·s s’insèrent aussi bien au niveau régional (Le Télégramme, Ouest-France) que national (Le Monde, Libération, Le Figaro, TF1, France TV, Rue89, Mediapart, etc.).

Le DUT est une école de journalisme à part entière et non une prépa aux formations reconnues en journalisme. Les poursuites d’études vers d’autres écoles de journalisme n’ont pas lieu d’être, sauf vers des masters spécialisés.

Et si je ne suis pas sélectionné·e·s ?

Cela ne veut pas dire que vous n’êtes pas un·e bon·ne candidat·e ;

Cela ne met pas un terme à votre envie de faire du journalisme ;

Il semble important de rappeler que l’équipe pédagogique évalue l’ensemble des dossiers, mais qu’elle a un nombre limité d’étudiant·e·s à accueillir. Que certain·e·s candidat·e·s ont des profils intéressants et pertinents mais néanmoins en deçà par rapport à d’autres.

Il semble aussi important de souligner qu’il existe de nombreuses manières d’entrer dans le journalisme, avec ou sans études.

Vous êtes nombreux·ses à nous demander conseils pour la suite. Vous pouvez poursuivre à l’Université, certaines offrent des options « médias ». Vous pouvez tenter à nouveau l’entrée dans un DUT journalisme l’an prochain. Vous pouvez faire deux années d’université et entrer en Licence professionnelle journalisme à Lannion ou encore faire une licence et ensuite tenter l’entrée en master journalisme. Vous pouvez également tenter de réaliser des piges, de devenir correspondant·e local·e de presse…

Nous vous souhaitons à tou·te·s une bonne continuation.

L’équipe pédagogique du DUT Journalisme de Lannion